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Khenpo Tenpa Yungdrung est un jeune lama Bönpo né dans la diaspora tibétaine. Il a été formé par l’Abbé de Menri, chef de l’École Bön, et par le vénérable Yongdzin (Lopön) Tenzin Namdak Rinpoché. En 1994, après avoir terminé avec succès les treize années traditionnelles d’études, Khenpo Rinpoché fut reçu à l’examen final de dix jours et obtint son titre de “guéshé” (doctorat). Depuis 2001, il assume la charge de Khenpo (abbé) du monastère de Triten Norbutsé au Népal et de son collège de philosophie. Plus de 200 moines y étudient. Depuis quelques années, il enseigne aussi en Europe, où son ouverture alliée à sa vaste érudition, ainsi que la clarté de son propos et la générosité avec laquelle il transmet les enseignements les plus précieux sont extrêmement appréciées. Il aime à faire connaître, au cours de ses enseignements, les différents aspects de la tradition Bön, méconnue en Occident, et au sein de laquelle s’est notamment développée la pratique du Dzogchen, la Grande Perfection. Khenpo Rinpoché a co-fondé, avec Yongdzin Rinpoché, le Centre Shenten Dargyé Ling, premier centre d’étude et de pratique du Yungdrung Bön en France.
Le Yungdrung Bön, qui est parfois présenté comme la “cinquième école du bouddhisme tibétain”, est la tradition spirituelle la plus ancienne du Tibet: elle y préexistait en effet à l’introduction, au VIIe siècle, du bouddhisme d’origine indienne. Son fondateur, le bouddha Tönpa Shenrab Miwo, a dispensé ses enseignements en Asie Centrale en des temps très reculés, et sa doctrine s’est par la suite pleinement épanouie au royaume de Zhang Zhung, situé dans la partie occidentale du Tibet actuel. Au cours des siècles, une forte influence mutuelle, entre tradition indigène et tradition indienne, s’exerça au Tibet et donna sa couleur si particulière au bouddhisme tibétain. Pour les Bönpos, le Dharma (Bön en Tibétain) n’est pas sectaire: il se manifeste en tous lieux et en tous temps, et chacun peut en faire l’intime expérience. Le Yungdrung Bön offre toute une gamme de pratiques spécifiques visant au développement de la Sagesse et de la Compassion et à l’épurement du conditionnement samsarique dans la perspective de la réalisation de l’Éveil. De même que dans l’école Nyingma, le véhicule suprême au sein duquel sont dispensés les enseignements les plus élevés est le Dzogchen.
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